vendredi 17 juin 2011

La Fonction Principale Utile

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La Fonction Principale Utile d'un objet décrit ce pour quoi il a été créé, ce qu'il doit satisfaire avant tout.
D'une façon plus générale, la fonction d'un système décrit la capacité de celui-ci à remplir un besoin.
C'est la description de l’interaction de ce système avec son environnement.

lundi 13 juin 2011

L'objet et sa fonction

Tout objet créé est là pour répondre à un problème. Cette règle est commune pour chaque objet de notre environnement. Prenons un simple couteau. Il permet de découper des matériaux. Sa création relève bien d'un besoin. En lui même cet objet traite bien des contradictions. Il doit être assez fin pour pouvoir pénétrer la matière à couper, tout en étant assez épais pour être suffisamment résistant. On voit là l'application d'une séparation dans l'espace: dans une direction, le couteau est suffisamment fin pour couper, et dans l'autre direction, la hauteur de la lame lui confère la résistance suffisante.

jeudi 9 juin 2011

La modélisation d'un problème

Supposons que je doive résoudre une équation du second degré, par exemple celle-ci:


Il peut se passer plusieurs cas de figure.

Si je ne connais pas la manière de résoudre ce type de problème, alors je vais prendre des valeurs de x et regarder, en remplaçant ces valeurs dans la formule, si l'égalité est satisfaite.
Par exemple, en prenant x=1, on obtient 12-7-12=0 ce qui est à l'évidence faux. Je vais alors choisir une autre valeur jusqu'à trouver une des solutions au problème. Ensuite, si je sais développer, je serais en mesure de trouver la seconde valeur, et si non, eh bien je devrais recommencer la première méthode et trouver par essais successifs la seconde solution.
Cette méthode est bien connue sous le nom d'essais-erreurs.

mardi 7 juin 2011

The Wallonian TRIZ connection, Mai 2011

Je poste ici la traduction du texte d'Arjanne et John concernant notre réunion de Mai. Vous trouverez les textes originaux (en néerlandais , et en anglais) sur leur site.

Il s'est passé peu de choses les temps derniers au sein du groupe qui s'était réuni pour la première fois en août 2010, composé de Séverine, Yves, Xavier, Axel et Arjanne. Bruno Hap a quitté le groupe, mais les autres ont engagé de nombreuses initiatives. En septembre, Xavier (qui travaille pour l'Agence de Stimulation Technologique) a rédigé une proposition - aidé par les membres du groupe - pour mettre en place un premier projet pilote destiné à former des enseignants à stimuler la créativité dès les premières classes.
Fin octobre, Créative Wallonia (voir http://www.creative-wallonia.be) s'est prononcé en faveur du projet, ce qui est un premier pas dans la bonne direction!

mercredi 1 juin 2011

Les principes de la matrice les plus utilisés

J'ai déjà évoqué la matrice des contradictions techniques, et son utilisation, consistant à définir une contradiction technique, puis trouver les paramètres correspondants dans la matrice et enfin appliquer les principes trouvés au problème réel.
Il existe aussi une autre manière de l'utiliser, moins conventionnelle, mais qui peut parfois faire gagner du temps sur des problèmes relativement simples.
Les principes ne sont pas égaux entre eux. Notamment, dans chaque case de la matrice, ils sont indiqués dans un ordre particulier.
Cet ordre correspond à leur fréquence d'apparition pour le cas à traiter.

mercredi 25 mai 2011

XFive, Creative Wallonia,...

J'ai parlé dans le post sur "the Wallonian TRIZ Connection" d'Axel et de Xavier, fondateurs d'XFive.
Ils débutent depuis peu leur activité d'accompagnement de PME dans leurs démarches d'innovation, en mettant en place le processus CADMI (ceux qui pratiquent le Lean Management reconnaîtront l'analogie avec le PDCA, dont on connait l'efficacité) .
Vous trouverez une présentation détaillée sur la page d'accueil de leur site, expliquant en détail leur démarche ainsi que leurs premières success stories.
Issus d'Innovatech et de l'agence de stimulation technologique de Wallonie, nul doute quand à leur capacité d'accompagner les PME dans cette démarche.
Je profite aussi de ce post pour annoncer que notre groupe , "the Wallonian TRIZ Connection" présentera des activités lors de la semaine de l'innovation qui aura lieu en Wallonie en octobre prochain.
Cette semaine de l'innovation est organisée dans le cadre du programme "Creative Wallonia".

Beaucoup de travail en perspective, car nous souhaitons pouvoir aborder l'enseignement de la TRIZ et d'OTSM-TRIZ depuis la petite enfance jusque dans le monde de l'entreprise.
To be continued...

lundi 23 mai 2011

Les hommes miniatures

Ou "smart little people", "little dwarfs".
La modélisation à l'aide des hommes miniatures est un outil permettant de comprendre finement un problème.
Il intervient lorsque l'on a isolé le problème, déterminé la contradiction, et bien identifié la zone opérationnelle (zone où apparaît le problème) et le temps opérationnel (temps pendant lequel le problème apparaît), ainsi que les ressources disponibles.
Cet outil permet de faire de l'empathie vis à vie du problème posé, en s'immergeant au plus près de celui-ci.

mardi 17 mai 2011

De la draisienne au vélo moderne

Je vais évoquer ici le cas du vélo, au risque de renforcer l'idée chez certains que TRIZ a été créé pour inventer des vélos :-)
La bicyclette a cette universalité qui permet d'en parler à tous. Et c'est aussi un objet suffisamment simple pour comprendre son évolution. Donc, je m'y essaye tout de même.

samedi 14 mai 2011

Le schéma multi écrans

coloree axe-systeme axe-temps hypotheses parametres passe present futur positif super-systeme systeme sous-systeme temps Volontairement, je ne nomme pas ce schéma les "9 écrans", car la dimension est toute autre...
J'ai évoqué, dans "une bonne conduite", la notion de système, de sous-système, et de super-système. Nous allons examiner cela de plus près.

vendredi 13 mai 2011

The Wallonian TRIZ Connection!

Arjanne Boerendans, l'une des membres de ce groupe, "The Wallonian TRIZ Connection" (quel beau nom), a posté un message sur la genèse et les objectifs de cette association. Je tiens à préciser que la dénomination du groupe est d'Arjanne :-). Les Wallons étant majoritaires, je me plie à cette appellation.
Arjanne est par ailleurs impliquée dans un projet européen, lié à TRIZ et à son enseignement auprès des enfants.  
le groupe est composé à la base d' Arjanne Boerendans, de Séverine  BaudruxXavier LepotAxel Neveux et moi-même
Nous nous sommes réunis autour d'un thème: comment promouvoir TRIZ et OTSM-TRIZ dans nos milieux respectifs. Venant d'horizons très différents (éducation, formation, industrie, ...), la rencontre ne pouvait qu'en être très intéressante!! et ce fut le cas.  Voici bientôt un an que nous nous sommes rencontrés et nous avons pu collaborer sur plusieurs thèmes depuis, soit le groupe au complet, soit en sous-groupes (j'ai notamment participé avec Séverine et Xavier à une présentation des jeux évoqués dans le post d'Arjanne).

Comme elle le décrit, la vocation de ce groupe est de s'étendre, et nous espérons bien que des personnes d'autres domaines, d'autres nationalités, ne manqueront pas de nous rejoindre pour collaborer.
Bref, une histoire à suivre...

lundi 9 mai 2011

Une bonne conduite

Bon,
il n'est pas question de morale, bien sûr, mais de réflexion sur la façon de résoudre un problème  à différents niveaux.
Je voudrais ici introduire la notion de système. Chaque système étudié est borné, dans le sens où l'on sait y mettre des frontières. Ainsi, par exemple, une automobile est un système en lui même, avec ses frontières bien délimitées. Mais est-ce que les limites du systèmes sont si évidentes que cela?

mardi 3 mai 2011

Encore un peu sur la courbe en S

J'ai déja évoqué les courbes en S, je vous propose d'aller un peu plus loin sur ce thème en s'appuyant sur les quatre courbes ci-contre. On retrouve un ensemble de courbes similaires dans l'ouvrage de John Terninko, Alla Zusman et Boris Zlotin, "Systématic innovation, an introduction to TRIZ"


La première de ces courbes  est la courbe "performance", qui est une courbe en S stylisée (formée des segments AB, BC et CD).
L'axe horizontal, représente le temps, et l'axe vertical la performance du système.

On identifie quatre segments, sur cette courbe stylisée:
  • Le segment AB qui représente la création du système, qui s'accompagne avec son lot d'imperfections.
  • Ensuite vient Le segment BC, pendant lequel le système s'optimise.
  • Puis, on arrive au segment CD. sur cette partie de la courbe, le système cesse progressivement d'évoluer.
  • Et enfin au delà du point D, le système n'évolue plus.
Il est intéressant de regarder en parallèle d'autres paramètres associés au système.
En dessous de cette première courbe en S, on trouve:
  • Le niveau d'inventivité des innovations pour chaque période
  • Le nombre d'inventions 
  • et enfin la rentabilité du système.
Les quatre courbes sont disposées afin de mettre ces facteurs en regard de la courbe en S



jeudi 28 avril 2011

La matrice des contradictions techniques

La matrice des contradictions techniques est l'un des outils les plus connus de TRIZ.

Pourtant, Genrich Altshuller, concepteur de TRIZ, et de cet outil, prit ses distance vis à vis de lui.
Pourquoi? Parce que l'usage qui en fut fait à l'époque le détournait de son objectif initial. On utilisait la matrice comme outil lors de séances de brainstorming. De plus, le niveau des solutions trouvées à l'aide de la matrice est relativement modeste.
Pour autant, cet outil peut être efficace lorsqu'il est bien employé.
La matrice de contradictions et là pour traiter des contradictions techniques. Un petit rappel sur un exemple concret est dans ce post , à propos du parapluie.
La matrice est formée de 39 lignes et 39 colonnes. A chaque ligne et à chaque colonne correspond un paramètre technique. La ligne identifie le paramètre a améliorer, et la colonne le paramètre qui se dégrade lorsque l'on améliore l'autre paramètre.

jeudi 21 avril 2011

Les ressources

Où comment utiliser l'existant pour traiter notre problème.

Les ressources sont les éléments que l'on peut utiliser pour résoudre notre problème, et qui existent dans son environnement. Elles peuvent être présentes au niveau du système, de ses sous systèmes, ou encore du super système. Mais j'évoquerai ces notions dans un prochain post.
Les ressources sont un allié précieux dans la démarche de résolution, et en accord avec le troisième s postulat (chaque problème est particulier, et, dans ce sens, doit être résolu en fonction de sa situation particulière).
Elles peuvent être utilisées, modifiées ou non, ou encore combinées entre elles.
Sur le plan de l'idéalité, c'est bien sûr la "voie royale". En effet, que peut on espérer de mieux que résoudre le problème sans rien y ajouter, en utilisant simplement ce qui est présent ?   
Je dois avouer que c'est personnellement quelque chose que j'utilise fréquemment, même si je n'applique pas une démarche complète de résolution. Rares sont les problèmes que je traite sans faire emploi de ce qui est disponible (ou au moins en faire la liste).
Dans ARIZ 85c (L'algorithme de résolution de problèmes), Les ressources sont listées dans la partie 2 et utilisées dans la partie 4. 

vendredi 15 avril 2011

La contradiction de l'ours polaire

La contradiction est présente partout dans notre environnement.
Ainsi, comme je l'ai déjà évoqué dans mon post sur la contradiction, tout objet technique a été créé pour résoudre un problème. Or, dans une situation problématique, peu s'en faut pour trouver, à l'origine, une contradiction.
L'exagération est une des méthodes utilisées pour la briser, et, dans le monde animal, l'ours polaire est un bel exemple.


mercredi 13 avril 2011

La courbe en "S"

Avant de parler des lois d'évolution, prenons un moment pour évoquer les courbes en "S".
La courbe en "S", ou S-curve, ou courbe logistique, permet de modéliser l'évolution d'un système.
L'axe horizontal représente le temps, et l'axe vertical, variable, représente un facteur lié à la performance du système. Cela peut, par exemple, représenter des quantités produites. On devine déjà, avec cette définition que la courbe en S d'un système dépend de ce que l'on observe. Ainsi, différents paramètres d'un système, représentatifs de fonctions particulières, auront des positionnements différents sur cette courbe.

dimanche 10 avril 2011

Le jeu du Oui/Non

Où l'on parle de dichotomie.

Connaissez-vous le jeu consistant à essayer de deviner un nombre compris entre 1 et 100 en un minimum de coups?
Pour minimiser le nombre d'essais, il faut avoir une stratégie efficace. Celle-ci consiste à diviser l'espace des solutions par 2 à chaque question.
Ainsi, la première question sera "Est-ce que le nombre est plus grand que 50?" La réponse restreindra l'espace de solution par 2.
De question en question, toujours en divisant l'espace des solutions par 2, on obtient ainsi la méthode systématiquement la plus rapide pour arriver au résultat.

jeudi 7 avril 2011

un blog ami

Bon, et bien je profite de ce billet pour vous parler du site de Stéphane Savelli, de MP Solving, que vous pourrez trouver à cette adresse.
Stéphane a appris TRIZ avec Yuri Salamatov, je vous laisse donc deviner sa maîtrise du sujet :-)
Il a décidé d'en faire son métier et très bientôt l'innovation et la résolution de problèmes (à l'aide de TRIZ) constitueront son activité principale.
Pour ceux qui maîtrisent l'anglais (eh oui, ça fait un peu d'exercice), je vous conseille vivement de visiter son blog. On y traite de questions de fond, comme par exemple la question de l'utilité de TRIZ  pour un inventeur dans ce post . C'est une excellente mise en perspective de l'invention spontanée (innée) et l'invention systématique, et qui pose le problème de l'éducation des futurs inventeurs (une question qui me passionne, et pour laquelle nous avons monté, avec mon amie Séverine, ce site ).
De plus, son blog est parsemé d'exemples de contradictions à résoudre, et je dois dire que l'aspect didactique et ludique de cette approche est à mon sens la meilleure façon d'aborder la compréhension de TRIZ :-).
Bref, quelque chose de rafraichissant, et incitant à la découverte de TRIZ.

dimanche 3 avril 2011

Parole d'expert

Et si l'on parlait d'expertise ?
Voila un sujet qui semble être déconnecté de TRIZ, n'est-ce pas ?
Et bien non, je ne pense pas.
Nous sommes tous empêtrés avec nos habitudes, et la tentation est forte d'utiliser un langage hyper-spécialisé pour décrire les situations problématiques.
Pour échanger avec d'autres spécialistes, cela permet certainement des raccourcis intéressants,  mais en contrepartie apporte une vision très réduite du problème.

jeudi 31 mars 2011

Une très mauvaise nouvelle

Je rédige aujourd'hui ce message pour relayer cette très triste nouvelle.
Je l'ai appris hier, et dois me ranger à la dure réalité.
Nikolaï Khomenko est décédé il y a quelques jours.

 J'ai eu l'extrême chance de le rencontrer, de l'avoir comme professeur à l'INSA Strasbourg, et puis d'échanger avec lui de nombreuses fois par mail.
J'ai apprécié son enseignement, et surtout sa très grande gentillesse et disponibilité. Ceux qui l'ont connu comprendront...
Mes pensées vont en tout premier lieu à sa famille et à ses proches, et à tous ceux qui l'ont croisé et apprécié.

dimanche 27 mars 2011

La contradiction

Selon le premier postulat de TRIZ, tout problème doit être formulé sous forme de contradiction.

Nous sommes conditionnés, dans notre quotidien, à trouver des solutions à nos problèmes sous forme de compromis. C'est souvent la façon la plus simple de solutionner un problème, mais aussi la moins innovante. Or, le compromis n'est acceptable que lors des phases finales d'optimisation. La solution innovante nécessite, elle, une approche qui ne souffre pas le compromis. Ce dernier devient alors l'outil à utiliser uniquement lors de l'optimisation de la solution.

TRIZ nous enseigne que tout problème doit être formulé sous forme de contradiction (premier postulat) et que sa résolution passe par la résolution de cette contradiction, non pas en faisant un compromis, mais en obtenant le meilleur des deux paramètres qui s'opposent.
De plus, l'élimination de la contradiction ne se fera pas en suivant une méthode de type essais/erreurs, mais sera guidée par des outils dédiés à sa résolution.

jeudi 24 mars 2011

Les trois postulats de TRIZ

3 postulats condition lois coloree

Il serait vain d'aller plus avant dans la connaissance de TRIZ sans poser les fondements nécessaires à sa compréhension.
En tout premier lieu, il faut donc présenter les trois postulats qui sont les piliers de cette théorie.



  •  Tout problème doit être formulé sous forme de contradiction.
    Donc, en cas d'incapacité à formuler une contradiction, TRIZ ne saurait nous être de la moindre aide. On voit bien ici que la définition du problème est capitale pour la suite de la résolution. En effet, il nous arrive régulièrement de résoudre des problèmes, mais est-ce pour autant les problèmes qu'il fallait résoudre? Cette attention initiale autour du problème permet de s'assurer que l'on cherche bien au bon endroit. La contradiction sera encore évoquée plus tard.
  • Les systèmes techniques évoluent en suivant des lois d'évolution.
    Ces lois sont objectives, et peuvent être simplement observées sur les systèmes existants.
    L'évolution des systèmes est nécessaire et portée par l'objectif de résoudre des contradictions existantes.
    On en déduit aussi que l'évolution d'un système technique est d'autant meilleure qu'elle se fait dans le respect de ces lois d'évolution. De la même façon, ceci implique qu'un objet technique résout une ou plusieurs contradictions. C'est cette résolution qui a motivé sa création.
    Ces lois ont l'avantage de nous guider dans la recherche de solutions. Il devient rapidement assez naturel de s'aider de celles-ci pour s'assurer de la robustesse d'une solution.
  • Chaque problème est particulier, et, dans ce sens, doit être résolu en accord avec sa situation particulière.
    Une solution sera d'autant meilleure qu'elle nécessitera peu de ressources supplémentaires. Ce dernier postulat nous rappelle qu'un problème ne peut être résolu sans la connaissance de son contexte. Ainsi, il n'existe pas de solution standard applicable à deux problèmes similaires, mais dont les environnements sont différents.
    On y devine un autre concept de TRIZ, les ressources. Celles-ci sont souvent à l'origine de solutions élégantes.
  • Voila, le décor est posé. Pour ceux d'entre vous peu familiers avec cette théorie, les choses semblent encore bien nébuleuses, mais nous allons rapidement lever ensemble ces coins d'ombre.

    samedi 19 mars 2011

    Les trois "Eres" de l'industrie

    Aujourd'hui, on s'accorde pour définir trois ères industrielles:

    • L'ère de la productivité
      Nous sommes au début du 20ème siècle. De fortes demandes de produits manufacturés se font jour, et dans le même temps peu de concurrence existe. Henry Ford a su parfaitement bien illustrer cet état d'esprit, avec cette citation concernant la possibilité pour le client d'avoir une couleur de voiture différente:
      "Les gens peuvent choisir n'importe quelle couleur pour la Ford T, du moment que c'est noir".
      Les objectifs sont de satisfaire la demande de masse en fabricant des produits très peu différentiés. L'attention est portée sur l'optimisation de la production, son automatisation.
    • L'ère de la qualité
      Dans les années 70,  le paysage industriel a changé.  L'émergence de nombreux concurrents oblige à changer de stratégie. Il s'agit maintenant de pouvoir se différencier par rapport aux concurrents. L'accent est mis sur la compétitivité, l'amélioration de la qualité des produits et l'optimisation des organisations.
      L'aboutissement de cette démarche est représentée par tous les outils qualités associés au lean.
    • L'ère de l'innovation
      nous y voila!
      Il s'agit maintenant de donner une nouvelle dimension . Cette ère a pour caractéristique la complexité. Elle nécessite un bon management des connaissances (pas seulement internes, mais surtout externes), l'appel à de nouvelles technologies et l'anticipation des besoins des clients.  Les conceptions deviennent de plus en plus complexes, faisant appel à de nouveaux champs de connaissances. Les cycles de vie se raccourcissent, nécessitant d'accélérer le renouvellement des produits.
    Ces trois ères, et leurs méthodes, ne doivent pas être considérées comme distinctes, mais plutôt comme des "poupées russes" (tiens donc, un des  principes TRIZ). En effet, chaque étape se nourrit de la précédente, et il serait vain de vouloir innover sans maitriser la qualité , et de faire de la qualité sans avoir des processus rationnels et productifs.
    Arrivés dans cette ère de l'innovation, il est évident qu'il faut dépasser la notion de compromis portée par toutes les approches classiques. Donc, nous voici enfin prêts à briser les contradictions, et TRIZ et OTSM-TRIZ sont là pour nous y aider.

    vendredi 11 mars 2011

    La technique du poisson doré

    Ou comment vaincre l'impossible...
    Cette méthode tire son nom du conte "Le petit poisson d'or" d'Alexandre Sergueïevitch  POUCHKINE, et ce n'est pas dans sa conclusion qu'il faut deviner le sens de la méthode, mais plutôt dans le déroulement d'un conte.

    mardi 8 mars 2011

    Et l'idéalité dans tout cela?

    Comme évoqué dans mon précédent post, je vais parler de concepts évoqués en démarrage de projet.
    Je prends pour exemple le concept de "zéro maintenance".
    Il faut bien s'imaginer au début du processus, où l'on a la connaissance de l'existant, à savoir des appareils dont la maintenance nécessite à la fois des outils adéquats, et un savoir faire pour réaliser ces opérations.
    Passer de cette situation initiale, à une vision idéale de "zéro maintenance", où aucun outil n'est nécessaire et où le temps d'intervention est nul, nécessite d'oublier les schémas conventionnels.
    Formuler ces objectifs, en terme d'idéalité, force à briser les contradictions.
    Dans TRIZ et OTSM-TRIZ, l'idéalité est un concept très puissant. On le retrouve en tant que loi d'évolution (la loi N°4), ou comme concept à part entière .
    On parle de machine idéale, dans le cas où l'action attendue est réalisée sans machine.
    On évoque un processus idéal lorsqu'il n'y a ni dépense d'énergie, ni temps passé, et que l'action attendue est réalisée.
    De même, on parle de substance idéale, dans le cas où il n'y a pas de substance mais que l'action est réalisée.
    En tant que concepteur,  l'idéalité est toujours à conserver à l'esprit. Toute conception, tout système, tend à se simplifier dans le temps. Une nouvelle génération de produit porte souvent en mémoire la conception des produits suivants, et chaque évolution de ce produit va dans le sens de l'idéalité.
    Le choix d'aller vers l'idéal sur telle ou telle fonction doit relever d'un choix stratégique. Le paramètre à améliorer est à déterminer en fonction des besoins du client. Il convient donc de formuler chaque fonction à améliorer. Ensuite, parmi tous les paramètres à améliorer, on effectue une sélection pour déterminer lesquels d'entre eux devront être travaillés. Chaque génération de produit bénéficie ainsi de plusieurs axes d'améliorations.
    Une fois ces priorités fixées, il reste à les traiter avec les différents outils à notre disposition, dont le réseau de problèmes.