dimanche 4 mai 2014

les processus de résolution



Lors de tout processus de résolution de problèmes, et la conception de produit en fait partie, on peut être confronté à la difficulté de poursuivre la démarche correctement, et aussi d’en tirer les meilleurs bénéfices pour la suite.
Ce dont je parle ici est valable quelle que soit la taille du groupe impliqué dans la résolution (bien que celle-ci influence beaucoup les résultats), mais aussi quels que soient les outils utilisés (les « outils » TRIZ en faisant partie).


Il y a en premier lieu les données d’entrée, ensuite l’explication du problème à traiter, et puis le déroulement en lui-même du processus.
Cette dernière partie doit respecter un minimum de règles pour être menée à bien.
Le point qui me semble important à considérer est notre façon de fonctionner.
Nous sommes tous ainsi faits que toute idée suscite bon nombre d’images et de nouvelles idées par association. Aussi, l’inventeur, le designer, le concepteur, et plus généralement toute personne impliquée dans un processus créatif se voit confrontée à une multitude de pistes à explorer. Pour faire face à cette « explosion » de combinaisons, il nous faut un processus et un gardien de ce processus qui est garant du bon déroulement (phasage correct, participation équilibrée des différents participants, respect du temps, s’assurant qu’il y a bien des prises de note sur le travail du groupe, …).
En bref, il doit s’assurer que cette communauté temporaire fonctionne au mieux durant le temps imparti et que soit consigné aussi fidèlement que possible le résultat de ce travail collectif.
Il en est ainsi pour toutes les méthodes employées. Pour prendre la plus divergente, le brainstorming, on commence par générer des idées, puis, par un processus guidé de convergence, on trie, classe et filtre les idées générées. Cette étape ne nécessite pas de créativité, cette dernière doit être mise de côté pendant cette phase.
Mais alors, que faire des idées générées « importunément » pendant cette partie ? Les ignorer ?
Eh bien dans beaucoup de cas, c’est ce que l’on fait.
Pourtant, il existe une autre façon de faire : noter systématiquement les idées générées pendant le processus. Cette action a plusieurs vertus :
  • Elle permet de libérer l’esprit en archivant l’idée, et donc d’être bien plus disponible pour le processus lui-même. L’idée est notée, elle ne sera donc pas perdue.
  • Elle participe à la création d’une « bibliothèque » d’idées qui pourront être explorées dans des phases amont d’un processus créatif ultérieur.
  • Elle généralise l’exploitation de la créativité au sein des organisations en permettant à chacun d’apporter sa contribution innovante
L’idée derrière tout cela est d’augmenter à la fois la base de connaissance de l’entreprise mais aussi sa capacité à innover.

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